■ COMPÉTENCES

LBA est une ONG qui capitalise 21 ans d’expérience comme plateforme de recherche-action situationnelle et d’ingénierie dans le domaine de l’ingéniosité collective territoriale.


La LBA place
les imaginaires,
les jeux de
co-création
et l’éducation
populaire au cœur
de sa méthode
d’intervention.





LBA conjugue dans chaque intervention plusieurs sources de connaissances :
• Le modèle ERE (éducation relative à l’environnement) développé par les chercheurs scientifiques Pruneau et Chuinard de l’université de Moncton au Canada (1997).
• Les pratiques et méthodes développées par Augusto Boal, fondateur du Théâtre de l’Opprimé, conjuguées aux pratiques et théories du jeu coopératif développés par Huizinga, Caillois et d’autres auteurs et aux fonctions des imaginaires (Durand, De la Garanderie, Debord, Morin).
• Les savoirs, concepts et outils développés dans le cadre des activités de recherche et d’action du Réseau Européen en Intelligence Territoriale (ENTI) (fabrique des observatoires et communautés coopératives).
• Les méthodes et concepts du design thinking et de la prospective usage.


LBA est reconnue pour sa capacité et son expérience à intervenir dans des contextes et sur des questions particulièrement sensibles et complexes en prenant en compte les besoins de publics et de territoires particulièrement fragiles et en suscitant de nouvelles pratiques sociales et professionnelles.


• • • COMPÉTENCES & SAVOIRS FAIRE
Création artistique / Éducation populaire / Nouvelles technologies / Communication et organisation événementielle / Design thinking, prospective usage / Maîtrise d’usage / Recherche-action situationnelle (scientifique et populaire).



LBA organise ses compétences en 4 pôles métiers :



LBA a développé un réseau de partenaires ressources parties prenantes dans chaque projet qui implique des universités et des laboratoires de recherche, des entreprises, des ONG, des fondations, des associations et des services publics.



■ HISTOIRE

LBA est une association de loi 1901, crée en 1994 au sein d’une ONG internationale Le Groupe Développement deve-nue depuis Acting For Life et qui reste 22 ans après un partenaire clé.
LBA est né, sous l’impulsion de Gaëtan Bourdin, de Jean Marie Joly, de Hector Fabio et de Hervé Barrioulet, ainsi que de la réflexion de professionnels issus des secteurs de l’action humanitaire, sociale, économique et culturelle qui, chacun dans leurs métiers, sur des territoires donnés, dans des services spécifiques, étaient concernés par les questions de la qualité du processus de collaboration/implication des populations et des individus aux politiques et programmes d’actions de développement durable : habitat-urbanisme, démocratisation politique, éducation, santé, culture, environ-nement, socio-économie, emploi, solidarité, …



Si tous étaient convaincus du bien-fondé des politiques de participation locale au développement, les évaluations des projets mis en œuvre soulignaient la difficulté de passer de la théorie participative à l’application concrète et durable. Elles soulignaient également que le monde anglo-saxon avait développé des références méthodologiques (empowerment, community builder, …) qui étaient peu utilisées dans le monde francophone. En effet, la démocratisation, l’éducation des enfants et des adultes, comme la proposition faite à des habitants de participer à l’aménagement de leur territoire, ou encore l’animation de réseaux socio-économiques ou d’échanges de savoir-faire, pour citer quelques exemples parmi de nombreux, ne se décrètent pas unilatéralement, quand bien même les concepts sont pertinents, les moyens conséquents ou les capacités d’influences importantes.

Après 2 ans de travaux de réflexion, d’analyse et de diagnostic sur ces questions, LBA a orienté son activité vers la recherche-action populaire et l’ingénierie pour expérimenter, modéliser et diffuser des systèmes dynamiques complexes de participation culturelle et sociale locale (intelligence collective territoriale).
L’association a posé DEUX POSTULATS DE RECHERCHE ET D’ACTION sur les processus de co-action et de cause commune, facteurs de développement durable et de développement personnel.


I.
Rôles et fonctions de l’imaginaire

comme lieu/outil du développement de l’individu et de la collectivité en tant que corps social (communauté) en mouvement.

II.
Rôles et fonctions des jeux de co-création ludiques et artistiques

comme exercices et expériences pratiques de participation civique (cause commune/ bien commun).




Depuis 22 ans, LBA a développé des travaux référents sur la question des intelligences collectives territoriales appli-quées à des questions de clés de développement locaux :
• Systèmes et moyens de communication de proximité
• Lieux de fabrique et d’innovation coopératifs territoriaux (services, produits, gouvernance)
• Les imaginaires dans la cohésion des communautés territoriales (identité, capacité d’agir, attractivité,)
• Processus collaboratif de fabrique de la ville et de renouvellement urbain
• Médiation à la culture scientifique et technique
• Insertion socio-professionnelle et nouveaux métiers
• Implication citoyenne et gouvernance partagée





Vous pouvez retrouver une partie de ces travaux dans le chapitre histoire de chacun des pôles de compétence de LBA (Bafodi, Poubelle des Rois, Studio Mobile à 360°, Aire 38).






■ AXES DE RECHERCHE ACTION

« Imaginer, expérimenter et diffuser des exercices
d’ingéniosité collective »




ENJEU
Concevoir, mettre en œuvre et diffuser des scénarios exercices d’ingéniosité collective en situation réelle sur des sujets clés de société (sociaux, technologiques, environnementaux, économiques) au service des acteurs professionnels et des habitants sur un territoire cible.

PROPOSITION
• Expérimenter et modéliser des dynamiques collaboratives innovantes sur les enjeux de la transition sociale, technologique, climatique et économique, en portant une attention particulière aux territoires et aux habitants les plus fragiles.
• Détecter les projets et porteurs de projets collaboratifs pour les accompagner, les renforcer et les conseiller dans leurs initiatives en encourageant les synergies.
• Étudier et évaluer scientifiquement les effets sociaux, culturels, civiques et socio-économiques des projets participatifs.
• Promouvoir les savoir-faire, les compétences et les effets des dynamiques participatives pour favoriser l’émergence de nouveaux métiers, d’emplois et de nouvelles pratiques professionnelles.




MÉTHODE
Chaque projet est mené par phase : détection d’une problématique, diagnostic, projet, mobilisation des acteurs, préparation et mise en œuvre de l’expérimentation, étude et évaluation de la démarche et des effets, transferts de démarches, de compétences, d’outils et de contenus.

CHANTIERS
LBA développe ses activités en s’appuyant sur ses 4 pôles de compétences (Ateliers de la Poubelle des Rois, Bafodi Cie, Studio Mobile à 360° et Aire 38). LBA engage de grands chantiers de recherche-action situationnelle et chacun des pôles propose des solutions / ingénierie en catalogue pour répondre à des besoins identifiés.



DIFFUSION
LBA est ancrée à Nantes mais diffuse ses activités ainsi que les résultats de ses travaux beaucoup plus largement en France et à l’international dans le cadre de chantiers, de conférences, d’articles scientifiques, de communication média.




■ ENJEUX


Face aux défis de la transition socio-économique et écologique, face à la révolution numérique, face aux mutations sociales et culturelles, face aux enjeux de liberté et aux attentes de participation des habitants et des citoyens à la gouvernance, avons-nous d’autres choix que celui de cultiver nos intelligences collectives ?
Si la prise de conscience de l’urgence de changer à la fois nos modes de vie et de pensée, semble aujourd’hui être largement partagée par les décideurs et par les populations, la période que nous vivons, est traversée par des inquiétudes fortes sur l’avenir avec des tentations de retour à un passé mythique ou à des solutions simplistes.


La révolution technologique permanente, par exemple, prend de vitesse nos capacités à l’imaginer, à la penser, à organiser les changements qu’elle provoque sans les subir, à s’accorder sur un cadre légal, à mesurer son impact sur l’humain dans le futur.


A l’heure où l’état de la planète inquiète, où les risques de ruptures sociales ou culturelles massives et profondes sont une réalité, où l’envolée des sciences interpelle à la fois l’éthique et le futur, l’engagement sociétal des citoyens et l’exercice de nos responsabilités individuelles et collectives, est devenu une question primordiale.
Cependant, la participation des habitants comme co-auteurs et co-gestionnaires ne se décrète pas, il en est de même concernant le changement des organisations et des habitus de gouvernance. Pour changer, il faut composer des processus complexes développés de façon endogène, écosystémique et dans la durée.

La première bonne nouvelle donc est que si un monde s’écroule, c’est qu’un monde nouveau se prépare. La deuxième bonne nouvelle, c’est qu’il va falloir muter et co-produire de nouveaux écosystèmes, de nouveaux modèles de société en mettant au cœur des enjeux de ce changement le rôle de l’imaginaire, de l’ingéniosité et des biens communs.



Dans ce contexte mouvant, clivant, sensible et instantané, qui touche tout le monde, LBA est convaincu que l’ingéniosité collective est une ressource clé et une attitude caractéristique qu’il faut exercer. L’ingéniosité symbolise, organise, anime et qualifie, une communauté humaine, une organisation ou un territoire, comme solidaire, créatif, résilient et porteur d’avenir.
La créativité ne se cantonne pas au registre de l’art et de la culture ; elle s’exerce dans tous les domaines, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux. Elle représente la condition sine qua non d’une évolution, non plus vers le meilleur des mondes, mais vers un monde meilleur. Elle conduit à une modification fondamentale de la relation de l’homme au changement, car il ne s’agit plus d’imposer le changement au plus grand nombre, mais de rendre le plus grand nombre acteur et co-responsable du changement (DATAR/ RAPPORT CAE 2010, Créativités et innovations dans les territoires).


L’enjeu est d’intensifier et de diversifier les relations entre citoyens et acteurs des territoires, pour développer leur capacité à agir ensemble, afin d’imaginer, de tester et de mettre en œuvre des solutions qui améliorent leur qualité de vie en tenant compte des ressources. Il s’agit aussi d’animer des temps et des espaces de débats sociétaux contradictoires et respectueux qui placent au cœur les questions de responsabilité, de liberté et de gouvernance.


Pour répondre à ces enjeux, LBA imagine, expérimente et diffuse des exercices d’ingéniosité collective. Chaque projet doit mobiliser des parties prenantes autour d’une cause commune, transformer une réalité et produire de la connaissance. Il s’agit d’accompagner et d’encourager les talents des acteurs territoriaux, pour répondre de façon plus juste aux besoins des habitants et des territoires, en renforçant la capacité des communautés géographiques à s’organiser, à vivre ensemble dans un esprit d’altérité.





Ces exercices sont des points de départs ou des activateurs d’un processus de réflexion puis de transformation ou d’émergence de services coopératifs ingénieux, solidaires qui améliorent la vie locale, avec des impacts mesurables sur les trois piliers du développement soutenable.